DU 05 01 : Bilan de la concertation préalable à l'arrêt du projet de Plan Local d'Urbanisme de Paris. Arrêt du projet de Plan Local d'Urbanisme de Paris.

Note : Après 3 années de quasi-absence, les élus de droite reviennent participer aux débats du conseil d’arrondissement à l’occasion de ce premier débat sur le PLU.

M. JOMIER salue l'intervention des élus de l'opposition qu'il juge tout à fait saine en terme démocratique. Il espère qu'elle se poursuivra dans les mois à venir et jusqu'à la fin de la mandature. Il espère également que les Conseillers de Paris de l'opposition assisteront aux séances du Conseil d'arrondissement. Il souhaite que les élus parisiens aient conscience qu'ils sont aussi élus d'un arrondissement et que les affaires de l'arrondissement méritent que les élus s'en occupent.

Il rappelle que les élus n'ont pas oublié la politique d'urbanisme menée pendant des années à travers les ZAC et le concept d'une ville entièrement livrée à la voiture. Il ajoute que ce débat a été tranché une première fois par les électeurs. Il estime qu'il est sain d'exposer des options aux Parisiens et de les laisser choisir.

Il indique que lorsque les Parisiens s'expriment, ils sont capables de prendre des positions, y compris dans le questionnaire qui leur a été adressé. Il cite l'exemple de la construction d'immeubles de grande hauteur qui a fait l'objet d'une position claire des Parisiens et ajoute que le questionnaire a été utile à la municipalité pour recueillir les souhaits des habitants.

M. JOMIER précise que le PLU donne la responsabilité aux élus d'orienter pour un certain nombre d'années l'organisation de la ville. Il indique qu'il s'agit, dans le cadre de leurs responsabilités, d'organiser et de limiter les orientations néfastes causées par une politique uniquement libérale.

Il demande si, à travers l'instrument du PLU et la densification de la ville, les élus peuvent répondre aux graves questions posées en terme de logement et d'activité économique et estime que la réponse s'élabore dans un cadre régional. Il observe que l'hyper concentration de la région capitale pose problème et que c'est un développement du territoire avec de multiples pôles qui permet de répondre de façon satisfaisante à ces questions.

Il rappelle qu'utiliser des méthodes de contournement pour aboutir de fait à une densification de la ville n'est pas satisfaisant. Il n'accepte pas qu'à travers l'adoption d'un COS différencié on aboutisse à une hausse de la densité et ajoute que ce débat posé sur le niveau du COS sera tranché en Conseil de Paris.

Il précise que la question n'est pas de figer la ville car une ville vit et bouge, ce qui lui permet d'apporter de nouveaux services à ses habitants, de nouvelles satisfactions et un renouvellement. Il indique que, concernant l'arrondissement, on ne peut parler de vouloir le figer quand on examine l'ampleur du patrimoine détruit.

Il juge inacceptable de ne protéger qu'une dizaine d'immeubles dans l'arrondissement quand plusieurs milliers d'immeubles sont protégés sur l'ensemble de Paris.

Il ajoute que les nombreux permis de construire délivrés depuis trois ans étaient l'occasion de favoriser une création architecturale originale et le resteront dans l'avenir. Il indique que ce n'est pas le fait de protéger 100 ou 150 bâtiments sur l'ensemble de l'arrondissement qui empêchera le renouvellement urbain, l'originalité et la vie dans la ville.

Il rappelle que si certains immeubles ne sont pas protégés, ils disparaîtront.