Communication sur la première année d'activité du Conseil Local des Résidents Etrangers Non Communautaires.

M. JOMIER indique qu'il y a tout lieu de se satisfaire du travail engagé par ce conseil qui ose affronter des questions difficiles.

Il rappelle que Mme FAURIE-VIDAL a appuyé la volonté du conseil de travailler sur les questions de santé et précise que les populations étrangères présentent un état de santé plus faible que celui du reste de la population (50% des nouvelles contaminations au VIH concerne des personnes immigrées).

Il salue la volonté du conseil d'aborder la question du saturnisme.

M. JOMIER observe dans le rapport du GELD que les conditions économiques et sociales des populations étrangères n'expliquent pas leur taux d'accès au logement social car à niveau économique et social équivalent, elles y accèdent moins.

Il constate qu'un autre outil freine cet accès : la politique de mixité sociale. Il précise que cette politique doit être poursuivie mais qu'elle freine l'accès des populations immigrées au logement social dans les quartiers où elles sont déjà très représentées. L'introduction de la mixité sociale dans ces quartiers implique que les nouvelles attributions se portent moins vers ces populations.

Il rappelle que la poursuite de la politique de mixité sociale, sans compromettre l'accès des familles d'origine étrangère au logement social, mériterait d'être abordée avec le Conseil Local des Résidents Etrangers Non Communautaires.