Bernard Jomier | le blog

                                                                                                       

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14 décembre 2011

Une nouvelle et scandaleuse vente à la découpe dans le 19e

Les ventes d'immeubles à la découpe, qui ont fait scandale il y a quelques années, ne sont hélas pas terminées. Un nouvel ensemble immobilier au 25-31 rue Pradier dans le 19e est maintenant concerné. Une situation inacceptable.

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29 octobre 2011

Dans 6 mois, un nouveau Président. Et donc ?

Que peut-on attendre du Chef de l'Etat qui sortira des urnes au soir d'un dimanche de Mai ?

Certainement que la politique d'injustice sociale, de clientélisme et d'affairisme qui a envahi les sphères de l'Etat prenne fin. Que le souci des affaires publiques prenne le pas sur celui des affaires des amis. Que la police s'occupe de la sécurité des citoyens et non pas des intérêts privés des dirigeants. Que la justice cesse de protéger un pouvoir en pleine dérive.

A cette aune, le remplacement de Nicolas Sarkozy par un Président socialiste amènera sans nul doute du mieux, beaucoup de mieux.

Mais ne nous racontons pas d'histoires. Sur le plan économique, sur celui du développement durable, sur celui des pratiques démocratiques du pouvoir, le socialiste qui entrera à l'Elysée risque fort de ne pas changer grand-chose.

D'abord sur l'économie car les contraintes qui pèsent sur la France sont telles que les marges de manœuvre sont quasi inexistantes dans le système actuel. Déjà, François Hollande rétropédale sur les créations promises de postes d'enseignants et le projet d'allocation d'autonomie pour les jeunes. Et ce n'est que le début !

La vérité est que le système économique basé sur la croissance est à bout de souffle. 1%, 2%, 3% de croissance : voilà à quoi on voudrait réduire les options économiques pour sortir de la crise. Or cette crise - qui dure depuis 30 ans avec quelques hauts et beaucoup de bas- est celle d'un système qui ne voit de salut que dans la production de biens à durée de vie de plus en plus limitée, et répartis de plus en plus injustement.

La conversion écologique de l'économie - c'est-à-dire la réorientation complète des activités vers des productions durables, renouvelables et économes - est la seule solution qui permette de retrouver le chemin d'un développement équilibré, respectueux de l'environnement et socialement juste. Elle nécessite des décisions courageuses auxquelles l'UMP et le PS préfèrent le discours illusoire de la croissance. L'élection présidentielle échappera-t-elle à ce concours de passéisme entre l'UMP et le PS, qui se solderait inévitablement par la soumission aux mêmes contraintes ?

Toute politique de développement durable est compromise par la course à la croissance et au gaspillage, à la consommation effrénée des énergies fossiles et au pillage de la planète qui l'accompagne. L'incroyable projet de nouvel aéroport à Notre-Dame des landes près de Nantes, ardemment soutenu par les élus socialistes et UMP, vient souligner l'irresponsabilité environnementale de ceux qui continuent à détruire les espaces naturels. Leur conscience des enjeux du développement durable ploie bien facilement devant la perspective de recettes financières !

Enfin, sur les pratiques du pouvoir, l'alternance amènera une bouffée d'air frais. François Hollande est assurément un homme honnête.

Mais au-delà des comportements prévaricateurs qui entourent l'actuel Chef de l'Etat, c'est aussi le fait qu'un seul parti soit en position dominante qui entretient des réflexes d'appropriation peu démocratiques. Le comportement du PS sur ce plan n'est pas différent de celui de l'UMP. Il veut dominer seul le champ politique de l'actuelle opposition, et profite des institutions de la Ve république pour se garantir une majorité absolue à lui seul. Il n'hésite pas, pour arriver à ses fins, à agiter sous le nez des électeurs de gauche des peurs. Il use jusqu'à plus soif de l'injonction au "vote utile" pour s'assurer qu'il n'aura besoin ni des écologistes ni du front de gauche pour être majoritaire à l'assemblée nationale.

Les questions qui se posent à notre pays, à notre société sont assez graves pour mériter des débats de fond. Elles appellent des solutions innovantes et courageuses. Dans 6 mois, si nous nous contentons de remplacer à l'Elysée Nicolas Sarkozy par François Hollande, nous ne donnerons pas à notre pays les nouvelles orientations dont il a besoin. C'est de la place et de l'importance des écologistes que viendra un nouveau souffle. C'est notre responsabilité à tous.

24 octobre 2011

Le parc des Buttes-Chaumont et la Petite ceinture sur BFM Business


B.Jomier à BFM business par chictoto

14 octobre 2011

Europe Ecologie 19e lance une grande consultation sur les Buttes-Chaumont


EELV 19 les buttes chaumont par chictoto

19 septembre 2011

Fin de vie : faut-il revoir la loi ?

Les droits des patients en fin de vie sont définis par la loi Leonetti de 2005. Cette loi - souvent citée mais rarement connue et expliquée- a considérablement accru les droits des patients et prône le développement des soins palliatifs. Elle interdit l'euthanasie tout en défendant le droit de chacun à mourir dans la dignité et l'apaisement. 6 ans après son adoption, où en est-on ?

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10 septembre 2011

Buttes-Chaumont, Bassin de la Villette : Vivre ensemble dans le 19e

Les modes de vie des parisiens se tranforment. L'envie de se retrouver dans l'espace public pour des moments de partage, de fête, d'échanges, pour pique-niquer ou boire un verre se traduit par de nouveaux usages des parcs et jardins et des bords du bassin de la Villette. La règlementation de ces espaces doit changer.

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17 juillet 2011

Eva Joly, révélatrice d'inculture et de conservatisme

En proposant de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un grand défilé citoyen, Eva Joly s'est attirée les foudres de la droite et de la gauche socialiste. Mais l'inculture n'est pas là où la trouve le 1er ministre, et le conservatisme du débat politique est inquiétant à l'orée de la campagne présidentielle.

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21 juin 2011

Qui est crédible ? Qui fait preuve de responsabilité ?

On attend de ceux qui conduisent les affaires d'un pays, d'une région, d'une ville qu'ils expliquent les grands enjeux auxquels il s'agit de faire face et les solutions possibles à apporter. C'est aux électeurs que revient alors la décision de confier notre avenir à ceux qui sont les plus crédibles, qui paraissent en capacité de tracer un futur meilleur que les jours présents.

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21 mai 2011

2008-2011, où en est l'écologie dans le 19e ?


Bilan de mi-mandat des elu(e)s EELV de Paris -...

19 mai 2011

Dominique Strauss-Kahn, du malaise à l'indécence

Comme tout un chacun, j'ai assisté abasourdi à l'arrestation de DSK. A son apparition menotté, mal rasé, épuisé par des heures d'interrogatoire. A sa comparution devant le tribunal, filmé à chaque instant. Cette exhibition humiliante d'un prévenu est profondément choquante. A cet égard, la justice américaine ne comporte pas les garanties de notre système judiciaire.

Ce malaise devant l'image d'un homme ainsi livré en pature est largement partagé par nos concitoyens.

Il ne saurait se muer en une complicité à l'égard d'un homme sur lequel pèsent de fortes suspicions d'atteinte extrèmement grave à une femme.

Que ses amis le défendent, tout le monde le comprend. C'est le propre de l'amitié que d'être un sentiment qui perdure dans les malheurs de la vie.

Mais au fil des jours, ce malaise que nous avons tous ressenti s'en est doublé d'un autre. Sur les écrans de télé, sur les ondes des radios, les responsables du Parti socialiste ont multiplié les interventions qui se sont muées en une défense de Dominique Strauss-Kahn. " Quand même, il n'y a pas eu mort d'homme" déclare Jack Lang. " Il est innocent, c'est un complot" surenchérit Michèle Sabban.

Innocent ? Coupable ? Qu'en savent-ils ? Qu'en savons-nous ?

Une femme accuse Dominique Strauss-Kahn d'avoir abusé d'elle. Sauf à imaginer un complot extravagant, ses paroles doivent être entendues. Il faut être clair et dire que si Dominique Strauss-Kahn a commis les actes dont il est accusé, il doit être jugé et condamné à la hauteur de leur gravité sans privilège.

Il faut que cessent les interventions politiques ne se préoccupant que d'atténuer la responsabilité de Dominique Strauss-Kahn. C'est l'affaire de la justice, sauf à transformer le malaise en indécence.